Temps IX





Le papillon s'envole, haut dans le ciel, tellement haut qu'il manque d'oxygène là haut. Sa respiration saccadée s'estompe peu à peu, il s'essouffle de lui même. Sans doute est ce lui qui a tout gâché ce petit papillon, ça ne serait pas la première fois, ce petit papillon est épuisé, il se débat, s'acharne mais les coups assenées sont tellement forts, vigoureux que celui-çi sombre dans l'inconscient. Son coeur se sert, il tremble. Il tente encore quelques malheureux efforts pour se relever mais ils ont décidé autrement, éphémères disent-ils. C'est l'effet papillon. Le papillon est essoufflé, il se pose là haut, tout là haut. Loin des autres, il laisse ses pensée divaguer, doucement il tombe dans un état léthargique. Sa tête est lourde, très lourde, ses petites pattes se dérobent sous le poids de son petit être, et ses ailes s'engourdissent. Doucement il perd conscience de la terre qui tourne. Il exulte dans un dernier battement d'aile, le papillon ne s'envolera plus jamais.



# Posté le dimanche 05 juillet 2009 05:24

La der des der

La der des der



Voila c'est fini. Tu te souviens, je t'avais promis un énorme câlin à cette rentrée, à cet instant précis j'ai envie de te serrer dans mes bras, de te dire à quel point ces deux années avec ont été magiques. Tu sais, je ne suis pas en pierre. Mes amis, vous faites partis de ma vie, vous lui donnez ce quelque chose de frémissent. J'en souffrirai énormément j'en suis consciente. Mais je dois partir, ce n'est pas une simple envie, c'est un besoin. Mon album intra-tête est rempli de photos de vous, tantôt heureux tantôt malheureux. Tu es celui qui m'a apporté le plus pendant ces deux années, tu as partagé mes secrets, tu as partagé les tiens avec moi. Souvent, nous avons entremêlés nos deux consciences. Les mots étaient futiles. Nos fou rires étaient, je ne sais pas comment dire, inoubliables. Tu n'es pas qu'un simple ami, tu es un peu un confident, une béquille, un toit et un indispensable. Je me rends compte que j'ai un peu claqué comme si c'était anodin, mais il fallait que ça sorte, c'était en moi depuis tellement longtemps. Je ne sais pas tu devais avoir l'air posé pour que j'ose enfin t'avouer cela. Septembre deux mille huit, ma longue décadence. Je n'ai jamais vécu d'échec plus cuisant encore.



# Posté le mardi 09 juin 2009 13:29

Et ciao

Les mots crus, les mots qui tuent, les mots durs.



Les mots de la fin.
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# Posté le jeudi 04 juin 2009 14:37

Temps IIX

Temps IIX
Je le regarde, il est là. Il se tient droit avec un immense sourire aux lèvres, il est beau avec ses cheveux bouclés, ses jolies boucles. Et devant moi passe de nombreux souvenirs, la balafre, le trampoline, la bière, l'arbre mort, les courses, lille, le porte feuille, Bureau, elle est fraiche elle est bonne, mentos, cookies, 27, tu pue du cul, Prout prout, l'oiseau, canapé, herbe, eau, les singes de l'espace, bibu, kinder, chocolat liégeois, surprise, café liégeois, photos, lettre, musique, concert, cannard, milka, parc, duvet, matelas, fête, chantilly, vacances, joie, les 3 brasseurs, Tristant et Yseult, bidou, pétons, titines, gros bébé, poilus, vélo, cheval, axe vert, une place, si tu veux, contrat, bonbons, cap, pulsions, et devine.
Je me dis que bientôt il faudra me servir de mes mains et de mes pieds pour compter le temps. Pourtant j'ai l'impression qu'il ne faut encore qu'une main pour le compter. C'est juste ça, et ça tu n'en sais rien du tout.

# Posté le mercredi 03 juin 2009 14:48

Temps VIII




Tu vois, j'ai aussi des envies, des besoins, des nécessités. Je ne suis point à objet auquel on réclame toujours plus. Je suis très indépendante. Mon enfance m'a forgé ainsi, grandir seule m'a appris à vivre seule. J'ai besoin de mon jardin secret, de ces choses que je ne garde que pour moi et que je ne montre que si l'envie m'en prend. Tu sais, le temps coule entre mes doigts avec une vitesse vertigineuse, c'est à peine si je trouve le temps de m'écouter. Mais j'arrive à saturation, je ne peux pas te donner ce que tu demande, je ne donnerai pas plus, je suis à mon maximum. Ne viens pas empiéter sur mes plates bandes je risquerai de te faire mal et je ne veux pas. Les chevaux m'attirent surement à cause de cela, leur faculté d'être des absents présents. Ce soir, j'en veux au monde entier de me prendre mon temps, d'écorcher ainsi ma jeunesse, de m'enchainer. J'envie les beaux oiseaux des mers, vastes conquistadors de ces eaux sombres. Mon esprit est irrité, agacé, et en disparition.


# Posté le lundi 18 mai 2009 14:32