Le papillon s'envole, haut dans le ciel, tellement haut qu'il manque d'oxygène là haut. Sa respiration saccadée s'estompe peu à peu, il s'essouffle de lui même. Sans doute est ce lui qui a tout gâché ce petit papillon, ça ne serait pas la première fois, ce petit papillon est épuisé, il se débat, s'acharne mais les coups assenées sont tellement forts, vigoureux que celui-çi sombre dans l'inconscient. Son coeur se sert, il tremble. Il tente encore quelques malheureux efforts pour se relever mais ils ont décidé autrement, éphémères disent-ils. C'est l'effet papillon. Le papillon est essoufflé, il se pose là haut, tout là haut. Loin des autres, il laisse ses pensée divaguer, doucement il tombe dans un état léthargique. Sa tête est lourde, très lourde, ses petites pattes se dérobent sous le poids de son petit être, et ses ailes s'engourdissent. Doucement il perd conscience de la terre qui tourne. Il exulte dans un dernier battement d'aile, le papillon ne s'envolera plus jamais.

